Tentée par une réduction mammaire ? Tout ce qu'il faut savoir

Tentée par une réduction mammaire ? Tout ce qu'il faut savoir

- Dans CHIRURGIE DES SEINS
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reduction mammaire en tunisie

Douleurs dorsales, gêne pendant le sport, difficultés pour s’habiller… Une grosse poitrine n’est pas toujours bien vécue. Quand cela devient un problème au quotidien, une réduction chirurgicale peut aider à se réconcilier avec sa silhouette.

LA PREMIÈRE CONSULTATION

Le chirurgien demande ce qui gêne, les antécédents médicaux et chirurgicaux afin d’écarter toute contre-indication comme un trouble de la coagulation, des troubles cardiaques…

Il examine la poitrine et discute du volume et du type de poitrine souhaité, et de la taille de soutien-gorge qui pourra être porté une fois le résultat stabilisé. Pour que celui-ci soit harmonieux, ce choix doit tenir compte de la silhouette.

Il décrit ensuite comment il va diminuer le tour de poitrine, la longueur et la place des cicatrices :  généralement, elles forment un T inversé, avec une barre verticale entre l’aréole et la base du sein et une cicatrice qui suit le sillon sous-mammaire. Et comme le mamelon est déplacé afin de respecter l’harmonie de la poitrine, il y a une troisième cicatrice autour de l’aréole.

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Le chirurgien précise le déroulement de l’intervention,les examens à faire avant (mammographie et échographie), les précautions à prendre : pas d’aspirine les jours qui précèdent, ni de tabac qui majore les risques de complications et de mauvaise cicatrisation. Il décrit les suites, informe des risques liés à l’anesthésie et au geste chirurgical lui-même, des plus légers aux plus exceptionnels (phlébite, embolie), ainsi que des complications possibles comme un hématome, qui doit être rapidement évacué, une infection ou une nécrose. Il vous remet d’ailleurs un consentement éclairé à lire attentivement et à rapporter signé lors de la seconde consultation ou le jour de l’intervention, avec le devis qui détaille les frais de bloc opératoire, d’anesthésie et les honoraires du chirurgien.

Quand le volume retiré est important, au delà de 300g par sein, une partie de l’intervention peut être prise en charge par la Sécurité sociale. Mais il n’est pas toujours possible de le savoir avant l’intervention.

LA BONNE INFORMATION

Ce premier rendez-vous doit apporter les éléments nécessaires pour prendre sa décision en toute connaissance de cause. Avec le délai légal de réflexion obligatoire de quinze jours, la date de l’intervention sera fixée au delà, souvent lors d’un deuxième rendez-vous.

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COMMENT SE PASSE L’OPÉRATION ?

Sous anesthésie générale. La consultation de l’anesthésiste doit s’effectuer au plus tard 48h avant l’intervention.

Compter généralement deux jours d’hospitalisation, dont la nuit qui suit l’intervention.

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ON EST COMMENT JUSTE APRÈS ?

Chaque chirurgien a ses habitudes mais généralement, on a la poitrine bandée, des pansements pour faciliter la cicatrisation, des drains un ou deux jours. On a rarement mal après, sinon on prend des antalgiques. On doit porter un soutien-gorge de sport qui s’ouvre devant nuit et jour pendant un mois. La zone reste sensible plusieurs semaines. Les fils de sutures sont retirés entre le dixième et le quinzième jour, sauf s’ils sont résorbables.

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IL FAUT PRENDRE UN CONGÉ ?

Oui, de quelques jours à deux semaines selon l’ampleur de l’intervention et le type d’emploi. Il faut attendre un bon mois avant de reprendre le sport, parfois deux : il faut évidemment prendre l’avis du chirurgien. Attention, on n’oublie pas alors de porter une brassière de sport adaptée.

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JE CONSERVERAI DES CICATRICES ?

Oui, la rançon cicatricielle comme la nomment les chirurgiens est l’un des inconvénients de la plastie de réduction, mais il est compensé par le bénéfice d’avoir une poitrine d’un volume plus facile à vivre. Comme pour toute chirurgie esthétique qui n’est jamais obligatoire, il faut bien réfléchir avant, mais en général, les femmes qui ont décidé de se faire opérer ne le regrettent pas malgré ces marques définitives. Quand il n’y a pas de problème, il faut attendre un an pour que les cicatrices s’estompent. Le chirurgien vous avertira qu’elles redeviennent souvent plus rouges autour du deuxième ou du troisième mois après l’intervention, un processus inflammatoire « normal » qui diminue dans les semaines qui suivent. Si ce n’est pas le cas et qu’une cicatrice devient hypertrophique ou chéloïde, autrement dit boursouflée et parfois douloureuse, le chirurgien prescrira des soins adaptés. Dans de rares cas, il peut alors proposer une reprise chirurgicale.

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ON VOIT LE RÉSULTAT QUAND ?

Il faut un an, le temps que le processus de cicatrisation soit terminé. En cas d’asymétrie, une retouche peut-être proposée mais il faut attendre au moins un an. Et il faut parfois le même temps pour retrouver la sensibilité complète de son sein.

JE SERAI SATISFAITE ?

Quand l’intervention se passe bien et qu’on a bien réfléchi avant de prendre sa décision, on est habituellement contente de pouvoir s’habiller comme on veut, de faire du sport sans être gênée… et ce malgré les cicatrices. On peut toutefois ne pas l’être en cas de cicatrice disgracieuse. Ou en cas d’asymétrie, qui peut éventuellement être améliorée lors d’une retouche. On peut aussi être déçue si on estime sa poitrine encore trop grosse, ou au contraire trop petite : pour éviter cet écueil, il ne faut pas hésiter à discuter avec le chirurgien, quitte à le rappeler avant l’intervention, afin se faire l’idée la plus juste possible du résultat qu’on souhaite. Attention également aux prises et aux pertes de poids après l’intervention, qui peuvent modifier le volume des seins.

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LE BON CHIRURGIEN

Il a la compétence en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. Il a opéré une amie ou connaissance ravie du résultat.

Il vous inspire confiance, a écouté et compris ce que vous vouliez, signe qu’il saura aussi répondre et rassurer après l’intervention, y compris en cas de complication.

 

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